Buffy a 20 ans, sa mère

La sacrée claque. Tu traines gentiment sur Facebook. T’as rien demandé à personne et voilà que tu découvres que 20 années se sont écoulées depuis la diffusion du tout premier épisode de Buffy contre les vampires.

Ça m’avait pas paru si long ! Quoi ?! 1997 c’est encore hier dans ma tête, l’approche du nouveau millénaire et la peur panique du bon vieux bug de l’an 2000, tout ça, tout ça. Alors je veux bien qu’on m’explique où elles sont passées ces 20 années, parce que moi j’ai rien vu venir…

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Buffy contre les vampires. Avec un nom pareil, je ne sais même pas comment Joss Whedon a pu vendre le concept aux mecs de la WB… je veux dire, plus série B, tu meurs, non ?

Non vous avez vu le film dont s’inspire la série ? C’est dramatique de ridicule. Okay, en même temps, c’était censé être une comédie. Le seul film notable de Luke Perry… mais si, le bad boy de Beverly Hills dont toutes les ados étaient folles. Si ça ne vous dit rien, par pitié, remontez vos couches-culottes ailleurs.

Enfin bref, Buffy a 20 ans et pour moi la série est aussi fraîche que si j’avais regardé la Trilogie du Samedi hier, et que j’attendais fiévreusement le lundi pour en discuter avec ma meilleure amie du collège. Cécile si un jour tu me lis, j’aimerais savoir où est passé notre fameux cahier… 

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Buffy, c’est 7 saisons de rires, de larmes, à se pâmer d’amour pour Angel et puis Spike, le premier couple lesbien pas si cliché, des leçons de vie, des chatons et des lapins, et surtout beaucoup de n’importe quoi au milieu.

Plus sérieusement, c’est la première série qui a réellement accompagné mon adolescence, même quand je ne comprenais pas tout. Non, Dawson n’est pas l’épitomé des séries pour ados, remettez-vous.

En la regardant aujourd’hui… comment ça je suis trop vieille ?… Je réalise tout juste la justesse avec laquelle certaines histoires sont traitées en toile de fond du bordel des vampires, loups-garous, goules, et autres trolls.

C’est étonnant combien mon souvenir reste très positif, quand en réalité, cette série est profondément triste. Rendez-vous compte, avoir le poids du monde sur les épaules a même pas 16 ans, perdre sa mère à 20, devoir gérer des responsabilités pour lesquelles on est pas préparée. Et puis mourir hein, pour faire bonne mesure.

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Pour moi, ce sont les premiers personnages de série auxquels il était facile de s’identifier. Buffy, c’est l’héroïne qui prouve qu’en ayant l’air de rien, on a toujours un peu de force pour accomplir de grandes choses, une héroïne éminemment féministe quand la plupart des séries étaient (et le sont encore) uniquement centrées sur les amours adolescentes, les normes sociales, l’image que les jeunes filles sont censées renvoyer, etc.

Bref… Buffy a 20 ans alors que je mets un pied dans la trentaine, que j’ai défié toutes mes peurs adolescentes, que je suis partie à l’autre bout du monde pour me trouver. Ce n’est peut-être pas tout à fait grâce à elle, mais ces leçons-là, font tout à fait partie de moi.

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