Bulls de Chicago, une histoire en NBA

Une histoire en NBA : YPC vous raconte l’histoire récente des franchises NBA.

Episode 1: Les Bulls.

 Avant de commencer: tu connais Michael Jordan?

  1. Oui, car tu sais qu’il fut des plus grands basketteurs, tu peux continuer.
  2. Si c’est oui, car tu portes ses chaussures mais tu n’as jamais joué au basket, je te regarde…je te vois…je te juge et je crie en moi BOBO, mais tu peux quand même passer cette corde velvet pour rentrer dans le club l’histoire.
  3. Tu ne connais pas Michael Jordan. Tu t’appelles Samuel Kramrr ou tu fais partie de sa famille et tu trolles. Donc comme je sais que tu trolles, tu rentres, mais tu n’as pas accès au carré VIP.

Il y a une exception à l’entrée du club, si ton nom c’est Noam C., là, tu rentres, puis quand tu passes dans le couloir, tu te prends des faciales de champagne (du moins chers au plus chers), de paillettes de musique électro et tout ce qu’on fait de mieux dans le divertissement capitaliste humain jusqu’à la porte de sortie et tu cliques maintenant sur un autre article de ===> KARRDR <===.

Qui est notre personnage principal?

Les onze bagues de Sauron avec mes pieds et mes chaussettes.

Le héros de l’histoire c’est Michael Jordan, non ce n’est pas Phil Zen Jackson. Mais je conçois que les autres héros peuvent être Jerry Krause ou Jerry Reinsdorf. Pour ma part je pense qu’ils sont plus à considérer comme le narrateur omniscient le fil directeur de cette tragédie chicago-NBAine. Il faut entendre le personnage de la Voix, sentir la main invisible et pour un court moment, invincible.

Il faut que tu t’imagines de la fumée en CGI, il faut que tu t’imagines comment ça pue à New-York et que ça grouille et que c’est là que Michael Jeffrey Jordan naquit.

Introduction

Les héros se choisissent lors d’une cérémonie qui s’appelle la Draft. Les 30 cité-Etats ont l’occasion de recruter les meilleurs héros, parfois ils deviennent Dieu, souvent restent demi-dieu et très souvent redeviennent des mortels. C’est David Stern, le Moîra, qui appelle chaque héros sur l’estrade. Lors de cette cérémonie, il remet à chacun le fil de leur destinée lors d’une poignée de main qui a pour but de sceller leur futur. C’est la Cité-État de Chicago qui choisit le jeune Michael.

« Houra, Michael sera un Bulls! Houra, Michael de la famille des Tar Heel qui nous rejoint! » a-t-on pu entendre dans les rues de Chi-Town.

De zéro à Héros, en buvant de la Gatorade.

Lors de sa formation pour atteindre le niveau de Dieu, MJ doit se battre contre plusieurs créatures monstrueuses : les Cavaliers de Cleveland, les Celtics de Boston. Et faire preuve de ruse contre les Pistons de Detroit pour contourner la très célèbre stratégie: Les Règles Jordan. Pour limiter les attaques parfaites de Michael, le chef de guerre Daly, a imaginé un plan simple mais efficace. Il fallait arrêter Jordan par tous les moyens : coups de coudes, « croche patte », Ippon-seoi-nage, coup de la corde à linge et j’en passe. Les Règles Jordan ou Jordan Rules: mettre celui au sol pour qu’il ne puisse plus jamais se relever.

shoot de Michael Jordancontre Cleveland
Abattre les Cavaliers de Cleveland avec « The Shot » qui a célébré ses 28 ans cette année

Michael s’entraîne dur, chaque jour, chaque heure, chaque seconde, il se tue à la tache. Son travail acharné ne passe pas inaperçu et il récolte lors de ses déplacements, plusieurs offrandes. Une marque de chaussures décide de lui soulager les pieds en lui offrant des paires à son nom. Une chaîne de restauration lui propose des burgers pour le rassasier lors de ses déplacements. Une marque de voiture lui offre son soutien afin qu’il se rende plus facilement dans l’arène. Il y a même cette marque qui lui propose des sous-vêtements en coton. Les offrandes pleuvent et sa célébrité est au plus haut dans chaque village. Mais notre héros est toujours déçu. Il n’a jamais atteint l’Olympe et le temps passe, il en a conscience.

Les trois titres

phil jackson triangle
« See, in my inner circle, all we do is ball ‘Til we all got triangles on our wall »- Jay Z

Il y a des épisodes décisifs dans la vie de chaque Héros: Phil Jackson et Scottie Pippen décident de se joindre à sa quête. Phil devient son guide spirituel, armé de sauge et de livres pour ses troupes. Il choisit les guerriers autour de Michael et cherche non pas les meilleurs joueurs, mais les meilleurs joueurs pour son système. Il y a eu Socrate, Platon et Aristote, il y aura désormais Tex Winter et Phil Jackson avec l’attaque en triangle.

Afin de vaincre l’éblouissant spectacle des Lakers de Los Angeles, le jeune Michael décidera de porter les lunettes de soleil, une offrande de plus, pour lire la défense et mettre fin à l’attaque rapide. Lors de la campagne contre le Roi Planeur et son armée des Trail Blazers Portland,Le mouvement clé sera l’utilisation d’un combo « Haussement d’épaules et trois points » au dernier niveau pour vaincre cette légion venue de l’Ouest. La dernière des trois premières conquêtes magnifiques, ne se finira pas avec une action individuelle, mais plutôt avec l’aide d’un des disciples. Michael éclabousse le soleil de Phoenix et son Prince Charles en passant le ballon à John Paxon pour le tir de la victoire contre toute attente. C’est fait, seulement le troisième « Three-peat » de la Civilisation NBA-aine. Michael devient enfin, un demi-dieu.

RAF j’me tire (comme Maitre Gims)

Notre héros en avait ras le bol! Tu le comprends un peu, il n’y avait plus aucune compétition pour lui. Trois titres NBA, un titre à Barcelone pendant les Olympiades. En plus, les proprios ne voulaient pas encore mettre de la thune sur la table donc bon, il s’est essayé au Baseball. Le con! Enfin, plus nous les cons, car il était pas dégueu… et qu’au final ce sport était son premier amour. Malheureusement, qui héros qui mortels, quand tu es dans une case, tu y restes. La plèbe décide; et on n’avait même pas Twitter et Facebook à l’époque. Gros POUCE VERS LE BAS. Tu imagines, le mec, il  se barre au sommet de sa gloire, de la représentation de notre gloire et de notre réussite ultime. Un drame s’est aussi produit dans sa vie, la perte de son père; même s’il avait décidé bien avant de se retirer de la ligue et de quitter les Bulls de Chicago.

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Les mauvaises langues diront que c’était une suspension à cause de son addiction aux jeux d’argent, cependant notre héros Space Jam a vraiment montré qu’il lui fallait un challenge inter-galactique/animé/fictif. Un peu comme un demi-dieu, prenons Achille, il lui fallait bousiller un peu plus que le commun des mortels pour bouger sa couille gauche et pour retrouver son esprit de compétiteur.

Bah je reviens comme Jospin

Pendant son absence, le règne de Michael a été remplacé par une équipe texane. Les Rockets de Houston, après avoir eu beaucoup de problème dans les années 80 ont trouvé leur Héros : Olajuwon. Akeem devenu Hakeem avec la naturalisation américaine. L’équipe texane a enfin la solution pour dominer les familles NBA. Jordan décide de revenir au milieu de la campagne de Rockets et porte maintenant le numéro 45. Les cité-Etats à l’Est du Mississippi sont sous la domination d’une nouvelle garde, les Orlando Magics et cela s’avère compliqué. Les Bulls retrouvent leur héros. Cependant il porte ce numéro 45 (pour mes fans de numérologie => 4+5=9) qui va lui porter la poisse et sur une passe mal transmise, il perd l’opportunité de retrouver les Finales. Le Dieu n’est plus. Tout le monde doute. Tout le monde critique.  Et Pourtant…

Devenir Légende, surpasser les Dieux

Chicago Bulls Scottie Pippen 1995

Après s’être fait décrier, les Bulls reviennent avec Michael qui a décidé de porter à nouveau ce cher numéro 23 (encore pour mes fans de numérologie =>2+3=5) que la Moire David Stern lui avait donné (déterminé) pour son ascension et accession à l’Olympe. Il retrouve Scottie, son bras droit et camarade toujours. Le seul qui ait pu faire avec ses demandes incessantes de perfection. L’homme à tout faire, le parfait co-pilote.

If a hater’s caught slipping / Then my niggas stay tight / Got my back like Pippen The Morning de The Weeknd

Denis Rodman Le mec qu’on aime pas mais qui taffe
The worm – Le mec qu’on aime pas mais qui taffe

Il retrouve aussi un de ses anciens ennemis, qui lors de la phénoménale bataille que l’on nomme aujourd’hui Les Règles Jordan, avait massacré Scottie avec des coups de coudes bien placés. Denis « The Worm » Rodman est l’excentrique du groupe. Il est le poil à gratter qui servira trois fois à faire sortir les opposants de leur concentration et permettre à Chicago de s’imposer en tant que cité-Etat ultime à la fin de la décennie 90.

If Hov J then every Jordan need a Rodman – Feedback de Kanye West

Finale

Le dernier épisode des Bulls, SPOILER ALERT, se termine par la consécration. Michael utilise son combo préféré pour mettre fin aux espoirs des Jazz et achève une fois pour toute ses adversaires, ses détracteurs et toute la population venue regarder la bataille finale: le Fade away. Tous les observateurs s’accordent à dire que ce shoot n’est pas THE SHOT; néanmoins il restera gravé dans la mémoire comme le dernier coup d’épée, la dernière étape avant d’accéder à la légende et s’asseoir sur le trône de Bill « Zeus » Russell. Une lecture plus frivole décrit la scène en ces termes: « Le shoot était si parfait qu’il semblait dire aux mormons que la polygamie ou le polyamour ne sera pas célébré ce soir de Juin dans la cité-Etat de Salt Lake City ».

Michael Jordan part, dans la gloire. Homer Simpson, le célèbre philosophe et conteur dira un jour:

I’ve always been afraid I’d screw up our lives so bad that I’ve had to come up with a back-up plan. And that plan is right here!

Fin.